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KITTY PRIDE VA DROIT DANS LE MUR

 

 

Mise en scène & chorégraphie : Grégory CINUS

Interprètes : Grégory CINUS, Maude VERGNAUD

 

 

SPECTACLE DE RUE

DANSE

 

Tu te prenais pour Kitty Pride.

Dans ta chambre de gamine, un poster des X-Men, une vieille couverture de Comics

où Shadowcat, la mutante intangible, passe à travers les murs.

Aujourd’hui, tu as grandi.

Tes peurs, tes colères, tes indignations, elles aussi ont grandi à l’intérieur de toi, jusqu’à suinter par les pores.

Elles sont tangibles, elles, comme des perles de sueur froide qui recouvrent ton corps d’une couche moite de rage froide.

Et tout ça se cristallise. Ta peau redevient matière.

Interface hyper-sensible avec un monde qui te s’ingénie à t’emmurer.

Elle se frotte contre les aspérités de ces murs, elle s’érafle, s’écorche.

Ton corps porte à nouveau les traces de tes combats et tu ré-apprends la douleur.

Mais sous cette croute encore fraiche, il y a des espoirs encore vifs, des rêves enfouis qui bouillonnent.

Il y a aussi la petite fille qui avait un poster des X-Men sur sa tapisserie

et qui croyait dur comme fer qu’elle pouvait passer à travers les murs…

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Deux interprètes, un mur. Dans une scénographie à angle droit, l’une s’obstine à réaliser cette impossible consigne (passer au dessus du mur ou l’abattre). L’autre va l’aider, la supporter, la forcer. Le duo oscille ainsi entre solidarité et conflit, entre volontarisme et mélancolie, sans jamais passer par la violence, car malgré sa frontalité, la danse se fait toujours dans une forme de jubilation enfantine

 

Se cogner contre les murs, raser les murs, être au pied du mur…

Le mur comme frontière entre nous et les autres

Le mur comme métaphore universelle de tout ce qui nous contraint, nous empêche d’avancer, de tout ce qui nous opprime…

C’est tout ça qui se joue dans « droit dans le mur », dans une forme de poésie brute et viscérale. Les interprètes ne déplorent pas la situation. Ils en prennent acte et résistent en affrontant les éléments au corps-à-corps. C’est alors une danse très physique qui se développe, dans laquelle les corps trouvent une forte densité.

Mais au delà de ça, « Kitty Pride va droit dans le mur » pose la question de l’engagement et célèbre la foi inébranlable de l’enfant qui croit qu’il pourrait être un héros.

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