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AUTOUR DE "ALLER A(U) FOND"
Avant de nous lancer dans la création elle-même (si vous ne savez pas de quelle création on parle, cliquez >ICI), nous nous donnons un temps conséquent (2 ans ? 3 ans ? Plus ?) pour arpenter le territoire du bassin minier, aller à la rencontre de ses habitants, avec des tas d'outils d'éducation populaire détaillés ci-dessous et plein d'autres choses qu'on va inventer sur le chemin. Mais aussi sans outils particulier, en trainant dans les rues, en installant des stands sur les braderies ou les fêtes de village, en allant boire une bière au café du coin, etc. Et tout ça, tout ça, tout ça, un jour, ça nourrira la structure du spectacle, en écriture et en participant-e-s. Ou bien ça la détruira complètement. Seule l'expérience nous le dira car le veut le dicton : "il n'y a pas de chemin, pèlerin. Le chemin se fait en marchant."
Et, donc, à propos de chemin, en voici quelques étapes, qui se dérouleront cette saison à Noeux-les-Mines, Calonne-Ricouart, Sains-en-Gohelle, Sallaumines, Bruay-la-Buissière, Beuvry et Bully-les-Mines.

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DOCUMENTAIRE SUR LES PRATIQUES CULTURELLES DU TERRITOIRE

La grande difficulté, dans le travail que nous souhaitons mener, c’est de ne pas fonctionner du haut vers le bas en amenant les gens vers ce que l’on souhaiterait qu’ils fassent ou en les invitant à faire des choses qu’ils ne feraient pas naturellement (et qu’ils ne feront donc sans doute pas). Nous voulons vraiment, dans un premier temps, presque oublier notre projet pour nous intéresser sans biais aux pratiques quotidiennes et culturelles des habitant-e-s des terrtioires.

D’où l’idée de réaliser un documentaire sur les pratiques culturelles des habitant-e-s, tout simplement. C’est à la fois un réel outil qui pourra nous servir de matière dans la création et un alibi pour rencontrer les gens et discuter avec eux de ce qui les anime réellement, d’aller les filmer dans leurs pratiques et leurs environnements, de les questionner sur ce qui fait sens pour eux dans ce qu’ils font, que ce soit la pêche, le tuning, le twirling, le modélisme, la colombophilie, le babyfoot ou n’importe quoi d’autre ! Qu’est-ce qui vous rend heureux, dans cette pratique ? Quelle expérience du collectif faites-vous à travers celle-ci ? etc.

C'est aussi une façon de redonner de la dignité à des gens dont les pratiques culturelles sont souvent disqualifiées.

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CARTOGRAPHIE SUBJECTIVE DU TERRITOIRE

Autour d’une grande carte du village, de la ville, du coin, quoi, sur laquelle on va écrire et dessiner, et par la discussion directe ou par le biais d’exercices ludiques de facilitation (world café, débat mouvant, murs de post-it, etc.), nous dressons un panorama collectif de :

> ce que représente (ou pas) cette notion de « patrimoine minier » dans la vie quotidienne des participant-e-s. Qu’est-ce que ça leur inspire, quelles images ils/elles en ont, etc.

> ce à quoi ressemble la vie quotidienne des participant-e-s sur ce territoire, aujourd’hui (pratiques de l’espace public, pratiques sociales et culturelles, etc.)

> ce à quoi pourrait ressembler ce territoire si on pouvait le ré-inventer comme bon nous semble.

C’est un moment détendu et ludique, qui peut se faire autour d’un café et de quelques biscuits !

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ATELIER KERMESSE

L’objectif est simple : donner une portée symbolique à des jeux de kermesse traditionnels, en transcender les règles, créer de la narration sur les thèmes : « c’est comment, de vivre ici » ? » et « A quoi j’aspire ? »

Nous avons donc avec nous 5 jeux de kermesse, chacun étant investi de sa symbolique, de sa trame narrative : LE CHAMBOUL’TOUT (Qu’est-ce qui nous énerve ? Qu’est-ce qui nous rend la vie difficile ? Qu’est-ce qui se met en travers du chemin entre nous et le monde idéal ? Qu’est-ce qu’il faudrait dégommer pour dégager la vue ?), LE TIR AU PIGEON (« Nous sommes les dindons de la farce, on nous prend pour des pigeons ! »), LA PLANCHE À TROU (Comment monter, s’élever quand le chemin est semé d’embûches ?), LE JEU DES ANNEAUX (Des anneaux, des plots. Chaque plot représente un rêve, une envie, un objectif à atteindre, quelque chose qui nous aide à voir plus loin), LA PÊCHE AUX CANARDS (Le monde est comme cette mare. On est plein de canards dessus, serrés, à avancer chacun de son côté, un peu dans tous les sens, un peu comme on peut)

La proposition se décline en plusieurs phases, complémentaires mais indépendantes :

1) CONSTRUCTION > On fabrique les jeux ensemble, ce qui créé une occasion de lier connaissance, entamer la discussion.

2) ÉCRITURE > La création des récits, des narrations autour des jeux.

3) JEU > L’animation des jeux.

LES RENCONTRES ARTISTIQUES IMPROBABLES

Cette partie sera mise en place lorsque nous rentrerons plus concrètement dans le processus de création du spectacle et sera consacrée à des rencontres artistiques sous formes de mini-workshops, en mettant dans une même salle de répétition :

> un-e chorégraphe contemporain-e et un groupe de majorettes,

> un-e musicien-ne électro et une harmonie municipale,

> un-e chanteur-euse lyrique et un groupe de carnavaleux,

> un-e comédien-ne et un club de boxe,

ou tout autre croisement que nous inspirera la réalité culturelle/associative du territoire.

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Le fantasme ultime, c’est ensuite de réussir à rassembler tout ou (grande) partie de tous les gens que nous aurons rencontrés lors des différents temps détaillés ci-dessus, et de créer des grands ateliers collectifs, qui pourraient prendre différentes formes : atelier théâtre, ateliers d’écriture, brainstormings... pour inventer collectivement le grand récit fictif et mythologique du spectacle !

COMPAGNIE LES TAMBOURS BATTANTS

5, rue Jules de Vicq - 59000 LILLE

 

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/// Mail > productiontamboursbattants@gmail.com

/// Téléphone : 03 20 42 05 03

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